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De la ''Foire Nationale du Papier & Friends''

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lundi 5 novembre 2012

             

De la ''Foire Nationale du Papier & Friends''


Grosse célébration au Kram à l'occasion de la 29éme session de la foire ''internationale'' du Livre de Tunis. La célébration de la médiocrité. Médiocrité dans le contenu avant tout, mais ce n'est pas une surprise. Depuis 10 ans au moins, cette foire du livre a perdu tout son sens et tout son éclat à mesure qu'elle s'est glissée lentement mais surement vers un terrain convenu et aseptisé, ou le Livre, est passé en second plan au profit du simple papier, du torchon et des brûlots sans intérêt autre que de renflouer le tiroir-caisse. 

Read the rest of this shit...

Présentation du Livre ''Hannibal Barca, l'histoire véritable'', par Abdelaziz Belkhodja.

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vendredi 25 mars 2011

Quand on lit la bibliographie de Abdelaziz Belkhodja on se rend compte très vite de sa passion par l'histoire de la Tunisie Carthaginoise, et spécialement du personnage d'Hannibal Barca tant ces deux thèmes reviennent souvent dans ses livres, que ce soit en toile de fond ou de manière plus frontale comme dans ''le retour de l'éléphant''. Ce n'était alors qu'une question de temps avant que l'auteur ne saute le pas et consacre tout un ouvrage au héros carthaginois. C'est dorénavant chose faite avec ce livre ''Hannibal Barca'' qui ne se contente pas de reprendre sa biographie mais y ajoute quelques hypothèses importantes, fruit des propres recherches de l'auteur.

C'est hier soir qu'a eu lieu la présentation de ce (beau) livre, dans l'agréable espace ClaireFontaine du menzah 6 à partir de 18h. Un coup de pot énorme que je sois passé plus tôt la matinée pour acheter quelques livres pour ma nièce sinon j'aurais totalement raté l'occasion.
J'ai toujours été fan de Abdelaziz Belkhodja, j'aime beaucoup son style décalé sans prétention et sans complexe. Je trouve que c'est l'un des rares à ne pas avoir peur de faire des livres divertissants, grand public avec un soupçon de satire. Je n'ai donc pas résisté à l'envie d'assister à la séance du soir.



C'est un Abdelaziz belkhodja décontracté qui arrive à 18h 5mn, courtois, il salue tout le monde d'une poignée de main cordiale. Lorsqu'il teste le micro, il le fait avec un ''MA-XI-MUS'', et devant les rires du public il cite texto la réplique culte de Russel Crowe dans ''Gladiator'': ''Je m'appelle Maximus Décimus Méridius, commandant des armées du nord....'' Une simple tirade humoristique qui donne le ton et recadre le sujet. Simplement et avec des mots tout aussi simples, l'auteur se présente et présente son livre et la raison qui l'a poussé à l'écrire. A travers son exposé, c'est un homme passionné qui s'exprime, un amoureux de la Tunisie et de son patrimoine historique. Il s'avère aussi être un historien coriace et méthodique, qui a retracé le parcours héroïque d'Hannibal Barca et a relevé toutes les anomalies relatées par les historiens au fil des années. C'est ces anomalies qui l'ont conduit à écrire sa propre vision de l'histoire se basant sur des faits avérés, épinglant une multitude de contradictions historiques et accusant de front Polybe d'avoir fabulé et inventé des faits qui n'auraient tout simplement pas eu lieu.
L'exposé a duré deux heures et demi qui sont passés en un éclair tant l'auteur captive notre attention et enflamme l'imagination (théorie du complot? ). La séance s'est terminée par les dédicaces ou j'ai pu enfin dédicacer non pas le livre en question (pas assez d'argent, haha!) mais le tout premier Belkhodja que j'ai lu, le signe du Tanit. La encore l'auteur s'est montré affable et disponible, prenant le temps de discuter avec tout le monde, signant les livres de bonne grâce et prenant même le temps de prendre des photos. Un grande leçon d'histoire, mais aussi d'humilité et de classe. Merci Mr Belkhodja.



Ps: avant de terminer, je tiens à signaler le professionnalisme et l'accueil du staff de l'espace ClaireFontaine Menzah 6. Une fois n'est pas coutume pour les séances de ce genre, l'organisation a été un franc succès et d'une rigueur. Bravo!





Le Poète

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lundi 9 août 2010



De: Michael Connelly
Date de parution: Mai 1997.

Synopsis: Le journaliste Jack McEvoy, spécialisé dans les faits divers, apprend le suicide de son frère jumeau Sean, agent de police. D'abord sous le choc, il devient de plus en plus sceptique à mesure que les indices semblent se contredire. Plusieurs éléments restent trop flous et les services de police ont vite fait de classer le cas. Il décide alors de reprendre l'affaire et commence une enquête qui va le mener aux quatre coins du pays sur les traces d'un vaste réseau de pédophilie et d'un tueur de flic retors.

Délaissant son personnage fétiche ''Harry Boch'', Michael Connelly introduit le journaliste Jack McEvoy pour ce qui sera son plus gros succès critique et commercial : ''Le poète''.
Ce que j'aime le plus chez Connelly c'est sa capacité à ficeler des intrigues carrées, à garder un rythme haletant et d'assurer ce qu'il faut de suspens sans pour autant recourir aux effets maousses et aux grosses ficelles éculées. C'est uns sorte d'artisan du polar noir de la pure tradition américaine sans vraiment révolutionner le genre et sans pour autant être une foudre des mots. La lecture est plaisante et fluide et à aucun moment on ne sent que l'auteur se fout de notre gueule comme c'est souvent le cas dans les policiers. Ceci est du en grande partie au background de l'auteur puisqu'il a lui même été chroniqueur judiciaire et a couvert une multitude d'affaire criminelles pour différents journaux.

Ce ''poète'' ne déroge pas à la règle et offre son lot de rebondissements bien orchestrés, les coups de théâtre minutieusement chronométrés et la fin est digne d'une adaptation hollywoodienne. Efficace à souhait mais le problème c'est que c'est tellement 0% matière grasse que ça ne laisse aucune trace. Et c'est ce qui m'arrive très souvent dans les livres de Connelly, je me souviens vaguement que c'était un super bon roman... Mais je suis incapable de m'en rappeler les moments forts, ni les points clés... Un peu comme la série des Kay Scarpetta par Patricia Cornwell, à force d'en lire on se perds dedans.
D'où l'avantage de ces petites infidélités que fait Connelly avec d'autres personnages (ici Mc Evoy, d'autres avec Cassie Black, Terry McCaleb...). ça permet d'injecter du sang neuf et de ne pas en avoir marre des mêmes récits (J'en ai vraiment plein le cul des Scarpetta!!).

Une lecture et un auteur à conseiller pour tous les amateurs du genre, ou pas :)


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