RSS Feed

Affichage des articles dont le libellé est Chroniques. Afficher tous les articles

''Men Ayyem Méliha"... La bouse officielle du Ramadan Télévisuel.

0

vendredi 27 août 2010

15 épisodes et puis s'en va, le dernier-né de chez Abdelkader Jerbi diffusé sur canal 21.
J'avais juré de ne plus regarder de feuilletons de ce mec là mais je me suis fait avoir. Déjà, que la diffusion soit prévue sur la chaine invisible Canal 21 aurait du me mettre la puce à l'oreille.

Fidèle à ses habitudes, Jerbi a le chic pour déterrer des scenarii à deux balles et à filmer le tout par dessus la jambe. Cette fois c'est le scénariste Abdelakader Belhaj qui nous sert la daube.
Alors de koi ke ça s'agit: L'héroïne ''Méli7a" (vous en connaissez beaucoup qui s'appellent encore comme ça à Tunis vous?) qui n'a rien demandé, se trouve imbriquée dans toutes sortes de merdouilles et magouilles qui durent pile 15 jours et qui se résoudront toutes au dernier épisode (mais non , je ne casse pas le suspens, y'en a pas de toute façon).
L'intrigue elle même ne diffère pas des schémas archi balisés des pire feuilletons tunisiens old School depuis l'époque de ''Al 3asifa/ La tempête" (c'est le plus loin dont je puisse me souvenir!!) Une femme forte, ceux qui l'aiment et la soutiennent et ceux qui peuvent pas la blairer et qui font tout pour l'emmerder (généralement des membres de sa propre famille, c'est plus choquant, haaaaaan!) Dans notre cas ici, c'est le cousin qui est le connard de service: meurtrier, menteur, voleur de bétail, manipulateur... bref le rêve de tout acteur quoi.

Trêve de bavardages, je vais vous la faire courte. Ce qui me dérange dans ce tas d'inepties et de brassage de vide (qui à couté 1 milliard 300 millions, quand même) c'est que certaines personnes n'apprennent jamais. Je vise le réalisateur. Je n'arrive pas à concevoir qu'il ne se soit pas rendu compte de la nullité du script qu'il avait entre les mains. Même après les calamiteux ''Douroub El Mouajaha" (souvenez-vous, Fériel Graja en Journaliste fouille-merde) et le minable ''Mél wa Amele'' (souvenez-vous, Jamil Joudi qui veut nous faire croire qu'il a 40 ans et veut se taper Rym Riéhi). Je veux dire, il y a quand même un moment ou tu te dis: ''waw, je suis vraiment entrain de réaliser une daube...'' non?. Il y dans cette œuvre tellement de scènes idiotes, de répliques nazes qui sauteraient aux yeux de n'importe quel novice que je ne comprends pas comment si jerbi est passé à côté (ou alors il n'en a rien à battre).
Rien que le dernier épisode est la quintessence du navet intersidéral que peuvent être nos feuilletons avec un happy end à ''l'égyptienne'':

* Après que Méli7a et Nejma se soient disputé les faveurs du play boy de service , 7ayder (Yassine ben Gamra) elles redeviennent amies (parce qu'il s'est avéré être un con) et embauchent un journaliste qui n'a rien que ça à foutre pour le faire tomber. Celui ci lui arrache des aveux et les enregistre sur cassette avec une facilité déconcertante. Très heureux, les trois larrons vont voir le PDG de 7ayder et le virent de son taf! ouééééééé!!!!

je savais vraiment pas que nos valeureux journaliste étaient de vrais détectives en puissance lorsqu'on leur demandait gentiment de mener l'enquête. Mais grâce à Abdelkader Jerbi je le sais! regardez ''Douroub el Mouéjaha"!


*Après qu'il ait tué son fiancé (mais il l'a pas fait exprès) et qu'il se soit enfui, caché des semaines en pleine forêt, Méli7a (accompagnée de Nejma et de sa belle mère) persuade le meurtrier à se rendre à la police pour alléger sa peine. Elle lui sert alors cette réplique à classer dans les anales de la connerie tv: ''On va te trouver le meilleur avocat!'' Le mec, tout content de soulager sa conscience accepte et les 4 amis vont au poste de police, le sourire aux lèvres. Ouéééééééé!

les pauvres connes ne se sont peut être pas rendu compte que le type est accusé de meurtre, de vol de bétail et de voitures, sans compter que c'est un ivrogne notoire... Avocat ou pas ça m'étonnerait qu'il réchappe à la pendaison.

* Après que son père lui ait avoué qu'il était un sale mafieux, qu'il travaillait avec l'homme dont elle était amoureuse (qui est un meurtrier par ailleurs) Dorra (Rym El Benna) fait une attaque cérébrale dont elle se relève à peine 24h plus tard sans aucune séquelle. C'est alors que la police vient arrêter son père devant ses yeux et les deux chialent dans les bras l'un de l'autre. Mais tout est bien qui finit bien puisque à peine son père sous les verrous qu'elle remarque sa capacité à bouger de nouveau les jambes alors qu'elle était handicapée depuis sa naissance. Elle arbore alors un sourire débile et regarde bouger ses pieds. Ouéééééééééééé!

si vous aussi vous êtes handicapé moteur, essayez une ''Jalta" du cerveau et foutez votre père en taule, vous allez voir ça fait des miracles.


Non mais franchement ... un ramassis de conneries vraiment insupportable.
Promis juré, j'arrête de regardez les feuilletons de Abdelkader Jerbi!


Le Poète

0

lundi 9 août 2010



De: Michael Connelly
Date de parution: Mai 1997.

Synopsis: Le journaliste Jack McEvoy, spécialisé dans les faits divers, apprend le suicide de son frère jumeau Sean, agent de police. D'abord sous le choc, il devient de plus en plus sceptique à mesure que les indices semblent se contredire. Plusieurs éléments restent trop flous et les services de police ont vite fait de classer le cas. Il décide alors de reprendre l'affaire et commence une enquête qui va le mener aux quatre coins du pays sur les traces d'un vaste réseau de pédophilie et d'un tueur de flic retors.

Délaissant son personnage fétiche ''Harry Boch'', Michael Connelly introduit le journaliste Jack McEvoy pour ce qui sera son plus gros succès critique et commercial : ''Le poète''.
Ce que j'aime le plus chez Connelly c'est sa capacité à ficeler des intrigues carrées, à garder un rythme haletant et d'assurer ce qu'il faut de suspens sans pour autant recourir aux effets maousses et aux grosses ficelles éculées. C'est uns sorte d'artisan du polar noir de la pure tradition américaine sans vraiment révolutionner le genre et sans pour autant être une foudre des mots. La lecture est plaisante et fluide et à aucun moment on ne sent que l'auteur se fout de notre gueule comme c'est souvent le cas dans les policiers. Ceci est du en grande partie au background de l'auteur puisqu'il a lui même été chroniqueur judiciaire et a couvert une multitude d'affaire criminelles pour différents journaux.

Ce ''poète'' ne déroge pas à la règle et offre son lot de rebondissements bien orchestrés, les coups de théâtre minutieusement chronométrés et la fin est digne d'une adaptation hollywoodienne. Efficace à souhait mais le problème c'est que c'est tellement 0% matière grasse que ça ne laisse aucune trace. Et c'est ce qui m'arrive très souvent dans les livres de Connelly, je me souviens vaguement que c'était un super bon roman... Mais je suis incapable de m'en rappeler les moments forts, ni les points clés... Un peu comme la série des Kay Scarpetta par Patricia Cornwell, à force d'en lire on se perds dedans.
D'où l'avantage de ces petites infidélités que fait Connelly avec d'autres personnages (ici Mc Evoy, d'autres avec Cassie Black, Terry McCaleb...). ça permet d'injecter du sang neuf et de ne pas en avoir marre des mêmes récits (J'en ai vraiment plein le cul des Scarpetta!!).

Une lecture et un auteur à conseiller pour tous les amateurs du genre, ou pas :)


Le Dernier Vol

0

mardi 3 août 2010


Date de sortie: 16 Décembre 2009
Avec: Marion Cotillard. Guillaume Canet.
Réalisation: Karim Dridi.

Synopsis : Sahara français, 1933…Bill Lancaster, pilote anglais renommé a disparu dans le désert lors d’une tentative de record de traversée entre Londres et Le Cap. Sa maîtresse, l’aventurière et aviatrice Marie Vallières de Beaumont n’a qu’une obsession : le retrouver. Elle est contrainte de poser son biplan près d’un poste avancé de méharistes français. Confronté à la détermination de Marie, le lieutenant Antoine Chauvet tente de la dissuader de poursuivre cette quête désespérée dans un lieu aussi grandiose et hostile que le Ténéré. Rien n’y fait. Pour poursuivre ses recherches, elle se joint à une expédition menée par la compagnie méhariste en territoire touareg. Au cours de cette mission à haut risque Antoine, en rupture avec sa hiérarchie, et Marie vont se rapprocher. Dans ce désert qui ne ment pas et dans l’abandon qu’il impose, ils découvriront une vérité à laquelle ils ne s’attendaient pas.

Le patient Franco-Anglais.

Quand on voit l'affiche on pense immanquablement au Patient Anglais. Immenses vues désertiques, une aviatrice aventurière à la recherche d'un amant écrasé quelque part au fin fond du Ténéré. Un beau lieutenant bourru... N'oublions pas l'inévitable mention ''D'après une histoire vraie''... Inutile de vous faire un dessin quoi.
De fait le film commence sous les meilleurs auspices, la photo est extrêmement bien soignée et les décors naturels sont tout simplement sublimes. En plus la musique du film est composée par le trio Joubrane, tout indiqué pour le lieu, en accords de Oûd, de naïe et de violons.
L'action nous plonge dans le quotidien d'un camp militaire français en pleine crise contre les touaregs rebelles, lieu du face à face entre le Colonel Brosseau -homme qui tente d'assoir son autorité au sein du groupe et chez les autochtones et entre le charismatique lieutenant Chauvet- qui prône plutôt pour le dialogue avec les touaregs dont il est l'ami. C'est dans ce contexte tendu que leur tombe du ciel (littéralement) Marie Vallières, aventurière et aviatrice à la recherche de son ami/amant Bill Lancaster, écrasé quelque part dans le désert aride. Elle demande l'aide des militaires mais se heurte à leur refus catégorique: Même les Méharis les plus aguerris ne s'aventurent pas dans le Ténéré.
Toute cette première partie livres beaucoup de promesses, la maîtrise du réalisateur ne fait aucune doute et le climax monte crescendo, nous tenant en haleine. Dridi prend son temps pour dresser le portrait de ses personnages, esquisse des relations diverses entre les protagonistes et fait la part belle aux personnages secondaires tout à fait sympathiques.
Le film culmine lors de la décision par le général d'attaquer le rebelle Méhari contre l'avis de son lieutenant qui pense que c'est un suicide. Ce dernier est aux arrêts à la suite d'une erreur qui a couté la vie à son meilleur ami.
C'est alors que...

Dernier Vol. Premier Crash...

C'est alors que tout part en vrille. Guillaume Canet prend la fuite non pour sauver sa peau de la cour martiale mais pour aider Cotillard à retrouver son foutu copain que tout le monde croit mort mais que personne ne veut le lui dire. Il l'aide pour des raisons que nous ne connaîtrons pas et s'engouffre avec elle au fin fond du désert en compagnie de ... 3 chameaux et plein de dunes.
S'ensuit alors une deuxième partie film qui s'applique à foutre en l'air méthodiquement tout ce qui avait été construit dans la première moitié. L'attaque des rebelles passe à la trappe, ne reste que le couple à l'écran et à la vie qui s'enlise dans le sable en même temps que l'action. Des regards sont lancés au loin, peu de répliques fusent et qui se veulent profondes mais n'ajoutent rien. Pour rythmer le reste, les chameaux se cassent un à un, Marie a soif, Chauvet fait la gueule, Marie divague, le dernier chameau fait la gueule... Peu à peu, on se désintéresse complétement de leurs sort (moi personnellement, j'ai ardemment souhaité que Marie crève).Un vrai supplice pour les personnages autant que pour le spectateur que la fin ne viendra malheureusement pas délivrer tant elle fait preuve de bêtise.

Encore une fois Karim Dridi ne tient pas ses promesses et semble étouffé par l'ampleur de son film. Car ce qui le plombe justement c'est la comparaison avec les références qui l'inspirent (patient anglais, out of africa, fort saganne...). Un beau cadre et de bons acteurs ne sont pas suffisants pour relever le niveau de ce pétard mouillé, n'est pas Anthony Minghella qui veut. Il manque à cette œuvre le souffle épique et le sens du rythme qui a fait le succés de ses prédécesseurs. Dridi réussit l'exploit de faire sentir ses 1h43 de film comme 3 heures.
Devant tant de moyens mis en œuvre et une première partie alléchante, se retrouver comme un idiot avec le générique de fin vous fera vraiment envie de casser votre lecteur DVD.


Le retour de l'éléphant de Abdelaziz Belkhodja

0

lundi 14 juin 2010

Pitch: Désormais le monde est à l'envers, les immigrés viennent du Nord, l'Irak surveille l'embargo sur les USA et le rêve de tout étudiant occidental est d'être inscrit à la faculté de Tozeur. Mais comment en est-on arrivé là ?
Il m'a suffi de lire ''Le signe de Tanit'' pour que je me fasse une idée précise sur les obsessions de Abdelaziz Belkhodja: Bizerte/Ras Jbel comme villes de prédilection, le retour de Carthage comme berceau de la méditerranée.
Dans le présent ouvrage, l'auteur pousse le boutchon à l'extrême et imagine un futur 2103 ou la Tunisie est le centre du monde, ou Carthage a retrouvé son éclat de l'antiquité et qui règne en paix et harmonie sur le globe grâce à la découverte d'un formule miracle qui a permi (entre autres) d'enterrer définitivement le pétrole donc d'avoir un avantage concurrentiel énorme, donc plus de richesse, donc plus de pouvoir, donc plus de prospérité qu'elle a étendu à tout le bassin méditerranéen. Les autres puissances mondiales à force d'être bornées ont assisté impuissants à leur déchéance. Bouuuuuh!!! Alors dit comme ça, cela pourrait paraitre trop pète-sec, je vous rassure il n'en est rien. Le tout est traité sous le signe de l'humour, il s'agit surtout d'une déconnade de 150 pages sur ce qui ''aurait pu'' être, si les choses avaient été autrement. L'auteur n'oublie pas pour autant de faire une critique acide sur notre société actuelle et l'état du monde ou on évolue.
J'ai lu ce livre avec plaisir mais aussi beaucoup d'indulgence. L'envie de Belkhodja de faire revivre le mythe de Carthage est touchante (l'éléphant dont il est question fait allusion à la légion d'éléphants d'Hannibal qui lui ont permis de terrasser Rome), mais elle en devient trop souvent assez naïve (pour ne pas dire totalement conne). Et quand il insinue que l'Atlantide est en fait englouti de sable et non pas d'eau et qu'il se trouve à Tozeur... Là je décroche.
Je reproche aussi à Belkhodja ce que j'avais déja exposé dans un précédent post: Pas les couilles d'aller jusqu'au bout de son trip. Il y dans ce livre encore tous les ingrédients pour en faire un excellent roman d'anticipation sur une trame dramatique très prometteuse (un cynique américain venu pour dérober une formule top secrète tombe peu à peu sous le charme du pays et remet en cause les fondement et la politique des gouvernements occidentaux). Au lieu de ça le livre ne dépasse pas le seuil d'une gentillette chronique de Tahar Fezâa. Vite lue et vite oubliée.

Ô Frustration quand tu nous tiens...




Le signe de Tanit de Abdelaziz Belkhodja

0

mardi 8 juin 2010

Je dois avouer que malgré ma passion pour la lecture, je ne me suis jamais intéressé aux œuvres de mes compatriotes (exception faite pour Ali Douaji, mais ça c'est parce qu'on m'y a obligé à l'école!). Ce ''snobisme'' était surtout dû à leur visibilité. Rares sont les fois ou je suis entré dans une librairie et suis tombé sur un plein rayon d'auteurs tunisiens. Et les rares fois ou je me suis effectivement trouvé nez à nez avec un tel rayon, j'étais la plus part du temps rebuté par leur aspect. Je suis désolé de le dire, mais le livre tunisien n'est vraiment pas sexy et ne me donne pas du tout envie de l'acheter, surtout quand je le compare aux autres éditions ''étrangères''.
Mais la raison principale la voilà: Il n'y a rien qui m'excite dans la paysage livresque tunisien. Je trouve que les sujets sont à peu près les mêmes, les décors sont à peu près les mêmes et les styles sont à peu près les mêmes. J'ai toujours l'impression que je mourrais d'ennui si j'en lisais un. Et en plus presque rien n'est fait par les professionnels du métier ni les médias pour me faire changer d'avis. Parce que j'ai envie de changer d'avis.
J'ai sincèrement envie de combler cette lacune et de découvrir nos talents (ou pas) tunisiens, sinon les aimer au mois avoir ma propre idée sur la question (j'ai d'ailleurs commencé à suivre avec intérêt le talk show hebdomadaire de Emna Louzir sur RTCI consacré justement aux écrivains tunisiens. Pas mal du tout). Et c'est armé de cette résolution que je suis allé explorer le rayon livres de chez Carrefour, ce qui est-je vous l'accorde- pas très glamour pour un livre. C'est là que j'ai trouvé ce livre-ci : Le Signe de Tanit de Abdelaziz Belkhodja (au milieu d'une centaine de recueils de Tahar El Fezaa) et je me suis dit pourquoi pas.
Dèjà la première nouveauté c'est qu'il s'agit d'un Thriller (du moins c'est ce qu'il clame à la couverture). L'histoire s'articule autour d'une chasse au trésor datant de la Rome antique, que Hitler lui même avait convoité mais en vain. Ce trésor refait surface grâce à une étrange médaille du 3éme Reich ornée du signe de Tanit. Du coup 2 archéologues, un groupe d'intégristes islamistes, le mossad Israëlien et un riche allemand entrent dans une course effrénée pour rafler la mise.Vous comprendrez alors mon excitation lorsque je suis tombé dessus et acheté sur le coup.
Après lecture l'excitation est beaucoup plus modérée. Devant l'immense potentiel que recèle le livre, je ne comprends pas pourquoi l'auteur a décidé de le traiter par dessus la jambe. Le tout est vite expédié en 206 pages avec Happy Ending en prime. La narration est tout ce qu'il y a de plus linéaire, les personnages n'ont aucune profondeur, leurs motivations demeurent obscures. Une histoire d'amour nait sans crier gare au détour d'une page, un intégriste échappé de prison après 14 ans d'incarcération renonce à sa cause et devient ''gentil'', un riche allemand est tout à fait prêt à partager le trésor avec les deux héros principaux... Bienvenue dans le monde merveilleux de l'espionnage à la tunisienne.
Je ne demandais pas grand chose pourtant, je ne voulais pas un John le Carré ni un un Robert Ludlum... Mais je suis très déçu devant tout ce gâchis ou rien ne brille et pas seulement le style (Soudain, il eut une idée.... ). Je me refuse à croire que c'est bien là la volonté de l'écrivain. Même le roman de gare a ses propres codes alors que dire du polar. Dommage, vraiment.
L'autre aspect qui m'a aussi agacé c'est l'édition du livre: Format A5, caractère Times New Roman 12, interligne simple. Point. Il n'y a même pas le mot FIN à la fin du livre. Du travail d'amateur très proche d'un mémoire de fin d'étude. Très décevant surtout si l'on sait que l'auteur Abdelaziz Belkhodja est aussi le patron de sa maison d'édition Appolonia. Encore dommage.
J'ai quand même fini le livre qui, je l'avoue, demeure assez sympathique (peut être à cause du cadre Carthaginois?) L'auteur en profite aussi pour distiller (grossièrement) quelques critiques sur un peu tout: politique, religion, intégrisme... mais sans plus. Dommage qu'il n'ait pas voulu dépasser le simple stade de roman de vacances pour créer un ''vrai'' roman d'espionnage Tunisien.
En tout cas, l'expérience ne m'a pas débouté: j'ai aussi acheté un 2ème livre du même auteur: Le retour de l'éléphant. Plus humoristique cette fois. J'en parlerai probablement prochainement.


Fourni par Blogger.